<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168</id><updated>2011-09-09T09:14:34.524+03:00</updated><title type='text'>yasmina_a_harissa</title><subtitle type='html'>etait a harissa... et n'y retournera pas de sitot</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>46</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-6066122538008956510</id><published>2007-06-04T17:23:00.000+03:00</published><updated>2007-06-04T17:24:36.437+03:00</updated><title type='text'>pourquoi, oui pourquoi?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Je ne sais pas pourquoi, je me sens tourmentée depuis hier… ça a commencé juste après ma sieste.  Je regardais les infos chez les parents, et comme quand j’étais petite, je me suis endormie sur le canapé, et mam est venue me couvrir. Mais elle n’a pas baissé le volume de la télé : nahr el bared, et sa pléthore d’images indéfinies de fumées blanches commentées par des experts pessimistes et glaçants, constitue un parfait fond sonore de sieste.&lt;br /&gt;Je me suis réveillée devant le même spectacle, évidemment.&lt;br /&gt;J’ai alors pris mes affaires et suis rentrée chez moi, pensant que ça suffirait.&lt;br /&gt;A peine le soir, et déjà les rues sont vides. Ce mot, que je n’arrive décidemment pas à remplacer par un synonyme, est aussi vide que ce qu’il dit, je pense que c’est le mot que j’emploie le plus en ce moment, avec silence, et leur usage répété, leur indipensabilité omniprésente, me sont la preuve que rien d’autre ne peut décrire ce qui se passe en ce moment à Beyrouth. C’est juste un grand silence qui enveloppe la ville, en suce tous les sons, et la laisse pleine d’échos immobiles.&lt;br /&gt;En voiture, je me distrais comme je peux: « au début » des attentats, juste après une explosion j’appelais tous mes amis, même ceux dont je savais la position gps. Maintenant, je n’appelle que ceux qui sont dans un périmètre très immédiat. La moralité de cet apprenti paradigme ne me consolant pas des masses, j’arrête de refreiner mon envie quasi réflexe de regarder sous chaque voiture, de tous les cotés de la route, en passant. Je cherche le sac suspect, la  valise déplacée, le paquet patibulaire. &lt;br /&gt;Je passe par un barrage, puis un autre. Un tas de voitures sont rangées sur le coté, conducteur, coffre et capot scrupuleusement sondés.&lt;br /&gt;Dans ma rue aussi il y a l’armée, une patrouille de jeunes soldats fatigués, équipés de briquets lampes de poche pour regarder dans les voitures garées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie de dissoudre tous ces sentiments gluants dans une douche. Je m’oblige à ne pas amortir le bruit de l’eau pour mieux entendre des sirènes hélas pas imaginaires. Je me force à prendre tout mon temps, sans penser à mes vitres qui ne sont pas securit, et sous lesquelles je me tiens très exactement dans la tenue idéale pour un attentat surprise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ressors. Cette fois ci il fait nuit, une amie passe me chercher, on va à l’anniversaire d’une boite (2 ans…) en t shirts blancs obligatoires. Je vois des gens que je voyais avant tous les week ends, en fait j’en vois la moitié, le reste est au mieux à la maison, au pire à dubai. On danse avec fatalisme, à chaque track un peu de crispation tombe, à chaque verre d’un alcool décidément dégueulasse les angoisses vacillent.  Et puis on rentre, dans les mêmes paysages silencieux traversés de voitures super pressées, soulagées d’avoir eu la force de dédaigner la peur, de lui dire va te faire foutre.&lt;br /&gt;Je m’endors en sachant qu’elle reviendra demain. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-6066122538008956510?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/6066122538008956510/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=6066122538008956510' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/6066122538008956510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/6066122538008956510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/06/pourquoi-oui-pourquoi.html' title='pourquoi, oui pourquoi?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-7624517445638316789</id><published>2007-05-30T16:46:00.001+03:00</published><updated>2007-05-30T16:47:50.980+03:00</updated><title type='text'>Beyrouth mai 2007</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Aucune ville n’est plus sure que la mienne, me dis je en déjeunant seule dans une galerie marchande aux accès condamnés, et désertique ça va de soi. Le portique métallique de détection d’armes, collé a la seule sortie encore ouverte sur une ville démangée par un vent chargé de poussière grise, bippe des que quelqu’un passe dessous. Un monsieur en uniforme ouvre les sacs des dames et doucement les soupèse comme s’il manipulait déjà une bombe, avec circonspection il accomplit sa mission de protection… et si l’un de ces monsieur de la sécurité était de mèche avec la qaeda de damas ou d’ailleurs, me demandé-je en picorant dans ma salade grecque ?&lt;br /&gt;Dalida et Whitney ne crient pas assez haut, dans les hauts parleurs de ce mall exsangue, pour assourdir les sirènes de police sporadiques.&lt;br /&gt;Je déjeune seule, dehors le vent soulève les jupes et courbe les arbres, et la police passe.&lt;br /&gt;Des soldats approchent, poussant devant eux un jeune garçon, ils le tiennent par le col de son polo, tout ce monde s’explique dans mon cadre, puis disparaît derrière un poteau. &lt;br /&gt;A l’entrée du parking souterrain de l’immeuble, les voitures attendent sagement la fouille, moteur et coffre ouverts.&lt;br /&gt;J’ai une petite pensée pour les voleurs, de voiture, a la tire  et autres, au chômage technique depuis dix jours.&lt;br /&gt;A 14 heures, les rumeurs commencent à circuler.&lt;br /&gt;A 16 heures, les rumeurs se dissipent, ou se confirment.&lt;br /&gt;A 18 heures, la ville se vide, les voitures roulent le plus vite qu’elles peuvent, un couvre feu tacite pousse les rats à se terrer.&lt;br /&gt;A 19 heures, des files se forment aux barrages, et l’armée se montre intransigeante, allant jusqu'à fouiller les voitures conduites par des filles.&lt;br /&gt;A 20 heures, les infos et les fenêtres ouvertes rompent l’aphasie ambiante jusqu'à 21 heures.&lt;br /&gt;A 22 heures, la ville s’éteint. Quelques mobylettes de delivery circulent encore, ont-ils des gilets pare balle ? Des assurances attentats ? En tous cas, ils ont les papiers de leurs véhicules…&lt;br /&gt;A partir de 23 heures, n’importe quelle voiture qui roule à moins de 100 dans les petites rues prend des airs suspects.&lt;br /&gt;A minuit, les immeubles sont verrouillés.&lt;br /&gt;Un dernier tour de télés : des reporters en casque et gilet pare balle de la marque PRESS commentent avec force détails le carre noir strié d’orange et jaune qu’ils appellent zone de combats.&lt;br /&gt;Je rentre me coucher l’esprit tranquille : dans ma rue, le snack ouvert jusqu'à minuit, le baby foot en face ouvert jusqu'à deux heures, et tous les petits vieux du quartier ouvrant leur balcons dès 4 heures me protègent…&lt;br /&gt;Beyrouth est la ville la plus sure du monde. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-7624517445638316789?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/7624517445638316789/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=7624517445638316789' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/7624517445638316789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/7624517445638316789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/05/beyrouth-mai-2007.html' title='Beyrouth mai 2007'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-8918637496493535301</id><published>2007-02-26T19:39:00.000+02:00</published><updated>2007-02-26T20:14:46.850+02:00</updated><title type='text'>mission accomplie?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_IF2wOQgsaIg/ReMfivHi3mI/AAAAAAAAAAM/M2wqGaQ9DfQ/s1600-h/DSC02483.JPG"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5035903489954471522" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_IF2wOQgsaIg/ReMfivHi3mI/AAAAAAAAAAM/M2wqGaQ9DfQ/s320/DSC02483.JPG" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_IF2wOQgsaIg/ReMfivHi3nI/AAAAAAAAAAU/J_cK6McJYzQ/s1600-h/DSC02491.JPG"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5035903489954471538" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_IF2wOQgsaIg/ReMfivHi3nI/AAAAAAAAAAU/J_cK6McJYzQ/s320/DSC02491.JPG" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt; &lt;br /&gt; Hier, pendant que dehors la ville grésillait, ces deux petites lampes ont commencé à avoir une existence bien à elles, et je me suis sentie bêtement émue comme une maman à une remise de diplômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, après la pluie, mon écharpe rouge et blanche de indépendance 05 vire au gris, et se balance lourde et molle devant un panneau i love…. (el samak le poisson – el hayett la vie  - el carpets les tapis – el nyeke la baise….) 07.&lt;br /&gt;Dans la perspective qui les sépare, ces deux ans deux panneaux, une église une mosquée treize grues et une voie d’accès à la ville qui me sert de baromètre circulationnel les jours d’événements.&lt;br /&gt;Et mes lampes, qui vont demain changer de maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-8918637496493535301?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/8918637496493535301/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=8918637496493535301' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/8918637496493535301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/8918637496493535301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/02/mission-accomplie.html' title='mission accomplie?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_IF2wOQgsaIg/ReMfivHi3mI/AAAAAAAAAAM/M2wqGaQ9DfQ/s72-c/DSC02483.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-6874554864675768680</id><published>2007-02-22T18:28:00.000+02:00</published><updated>2007-02-22T18:31:31.213+02:00</updated><title type='text'>Silence</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Je ne sais pas ce que j’ai, ça fait quelques jours que je n’ai pas envie de parler.&lt;br /&gt;C’est peut être du à cet affreux rhume qui me colle  depuis dimanche. Au téléphone c’est tellement impressionnant que j’en abuse un peu pour que les choses aillent plus vite…. ceci dit, les petits vertiges migraineux qui m’assaillent depuis ce matin ne sont pas si simulés…   peut être aussi c’est la faute à ce tournage catastrophe de mardi, on a tout eu, pas de visa, plus de camera,  des accidents avant pendant et après, ça m’apprendra aussi à ne jamais être trop précise….&lt;br /&gt;Peut être aussi que la découverte de colis presque piégés au petit déjeuner – et le fait que l’information toute pleine d’inexactitude soit répétée partout et lestée à chaque énonciation d’encore une approximation de plus -  cette espèce de mastication de la rumeur, d’élongation étiratoire repue y est pour quelque chose.&lt;br /&gt;Peut être aussi les travaux de démolition d’une très jolie maison des années 30, en face de mon bureau, me minent t ils un peu le moral – en plus d’achever de ruiner mon ouie, déjà agressée klaxoniquement tous les après midis par les chauffeurs de camions qui ne voient pas à temps l’étroitesse de notre rue et sont persuadés qu’en forçant ils passeront…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vais pas remonter jusqu'à la semaine passée – attentat matinal sordide + commémoration &amp; drapeaux + orage à la violence sonore toute israélienne – pour expliquer ma fatigue, parce que je ne veux pas me souvenir du nombre de fois ou j’ai dit : on est un peu en suspens la – on attend de voir – mieux vaut ne rien prévoir demain - non ne viens pas ce n’est pas prudent de traverser la ville… fais attention à tes roues - allah ma3 dawalibak  (que dieu soit avec tes roues : se dit quand quelqu’un se prépare à faire un long trajet en voiture)  a-t-il jamais eu un autre sens ?&lt;br /&gt;En fait je sais ce qui me chiffonne par dessus tout : ce matin, on devait me livrer des étagères, cadeau de mes 30 ans, à 9h00. A peu près l’heure à laquelle une caisse en bois contenant du matériel explosif (on notera le vague de la description) a été trouvée, manque de chance, apparemment sur le trajet dudit livreur. Le van a été immobilisé – fouillé  par la police ou l’armée, et je n’ai pas eu mes étagères. Encore une fois, ce qui se passe dans le pays bouleverse ma minuscule existence et je trouve que c’est plus qu’assez. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-6874554864675768680?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/6874554864675768680/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=6874554864675768680' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/6874554864675768680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/6874554864675768680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/02/silence.html' title='Silence'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-117077893523837275</id><published>2007-02-06T18:21:00.000+02:00</published><updated>2007-02-06T18:22:15.256+02:00</updated><title type='text'>apres la pluie?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;L’autre soir, avec mon petit frère, on s’est demandé à quoi tenait notre patriotisme.  Qu’est ce qu’on aime vraiment au Liban qu’on ne pourrait trouver ailleurs? Les beaux paysages, les falaises qui plongent dans la mer ? Trop tard. Tout ce qui reste c’est des montagnes crevassées de carrières, lacérées d’asphalte, purulentes de ciment, leur seul lien à la mer c’est les égouts.&lt;br /&gt;Oui mais Beyrouth. Parlons en: entre deux grues et un parking, il reste certes quelques arcades, reconstituées à l’identique en béton armé, et des voitures des voitures des voitures et pas assez de place pour elles…&lt;br /&gt;Les quelques coins encore un peu sauvages du pays sont plus que menacés par une urbanisation encore plus sauvage qu’eux, ou tellement  enrichis d’uranium appauvri qu’il vaudrait mieux en faire don à des labos de recherche atomique… à un moment on a aimé la liberté, la folie téméraire, l’absence de  limites de ce pays en définition, l’exagération et la vitesse de notre vie ici.  Entre le Babylone et la fac on allait à la découverte de chaque impasse de la ville, en plus à ce moment la les routes n’arrêtaient pas de changer, le centre ville était un monstrueux mille feuilles en chantier, on « faisait des tours en voiture » partout et encore plus loin… la gourmande agitation de ces jours la me manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, alors que j’essaie d’organiser quelque chose de « chouette » pour mes 30 ans, je m’aperçois que mes choix tiennent compte des ponts détruits, et des embouteillages afférents, que je n’ai pas envie d’infliger à mes amis. Etouffement. D’ailleurs ai-je bien envie de faire la fête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les orages d’hier et d’aujourd’hui glacent le ciel et le vent, inondent mon appartement - éparpillement de serpillières - et font bien rentrer dans le sol toutes ces poussières qui croupissaient, hésitantes, dans l’atmosphère grise des derniers jours. Curieusement, c’est le moment où la ville est la plus jolie, masquée par la densité de la pluie, délavée et cotonneuse, elle se laisse emmitoufler par les torrents d’eau et les coups de tonnerre métalliques et flamboyants. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-117077893523837275?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/117077893523837275/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=117077893523837275' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/117077893523837275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/117077893523837275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/02/apres-la-pluie.html' title='apres la pluie?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-117008893354242170</id><published>2007-01-29T18:40:00.000+02:00</published><updated>2007-01-29T18:42:13.556+02:00</updated><title type='text'>Il faut reconnaître à la ville de Beyrouth une équipe de nettoyage hors pair.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Vendredi, je fais un petit tour du coté de la cité sportive. A l’entrée du tunnel Salim Slem, je remarque ce nouveau marquage au sol – les traces de pneus brûlés – perceptible même par les mal voyants, tellement c’est en relief sur le goudron de la chaussée.&lt;br /&gt; Je sors du tunnel à l’heure où les pigeons rentrent à la maison, à tire d’ailes ils déchirent le ciel mauve et rose, je m’attends à voir de la fumée et de la suie, je note aussi que la grippe aviaire n’a jamais affecté l’affection des libanais pour ces volatiles, et au lieu d’une apocalyptique scène de post guérilla urbaine, je ne vois que quelques voitures calcinées – sur plus de 100 mètres quand même – et des trottoirs arrachés (ah voila d’où viennent les pierres ?) et quand même un peu de tanks. Des militaires des forces spéciales, tout en noir, achèvent de donner à cette balade son ancrage spatio temporel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beyrouth, hiver 2007, de nouvelles règles de conduite sont données par les parents à leurs enfants : ne boucle pas ta ceinture de sécurité ma chérie, tu risques d’avoir besoin de sortir très vite de ta voiture. Et puis lis bien les panneaux : attention chute de pierres au beau milieu d’une place vide, ça veut bien dire ce que ça veut dire. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-117008893354242170?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/117008893354242170/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=117008893354242170' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/117008893354242170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/117008893354242170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/il-faut-reconnatre-la-ville-de.html' title='Il faut reconnaître à la ville de Beyrouth une équipe de nettoyage hors pair.'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116976304220768374</id><published>2007-01-25T23:13:00.000+02:00</published><updated>2007-01-26T00:10:42.266+02:00</updated><title type='text'>couvrez moi ce feu</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;et envoyez tout le monde au lit. et n'oubliez pas d'eteindre les feus de pneus en sortant...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;comme a chaque soubresaut situationnel, je me retrouve rapatriee fissa chez les parents. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;on dine devant les infos, cuilleres intimidees par la fureur des images, suspendues a l'appetit coupe, encore une fois on est bouche bee devant ce qui se passe dans un pays auquel on appartient avec notre sang, mais pour lequel on ne compte pas encore le donner. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;l'impuissance infinie dans laquelle je suis, est ce que ceux qui brulent et caillassent pensent qu'ils la transcendent? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;c'est mon premier couvre feu, et en effet c'est efficace, pas un bruit dehors, a part les tanks qui se mettent en place, et en effet c'est le premier depuis 1973, et en effet l'heure est grave, puisque revoila sultan sleiman, le journaliste de la lbc dont les poemes en gilet pare balles ont rythme notre guerre de l'ete... et aussi les sms de l'ambassade de france. ah la la mais sur quelle sorte de faille sismique sommes nous? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;jusqu'a ces quelques jours, je trouvais le liban plus telegenique que l'iraq, moins uniformement gris, noir et jaune, mais  je revise ce jugement hautement hatif: ou que se trouvent le palmier et le ciel bleu, si devant eux brule quelque chose, alors il fera une nuit brumeuse dans une image grise et peu profonde. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;une voiture sur le cote qui flambe devant des lanceurs de pierre qui courent, ca donne la meme image partout dans le moyen orient. l'armee canardee par des snipers, une universite en sang, des chars des tanks, des barrages improvises impossibles a affilier, ah non ca c'est une specialite locale, quoique en algerie il me semble... on pourrait presque utiliser des bandes d'archives pour montrer ce qui s'est passe tout a l'heure...  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;des combats de rue. voila comment prudemment une chaine francaise voit ca. ailleurs c'est affrontements et fusillade. ici c'est nuit noire. decidement le silence de beyrouth n'est jamais de bon augure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116976304220768374?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116976304220768374/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116976304220768374' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116976304220768374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116976304220768374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/couvrez-moi-ce-feu.html' title='couvrez moi ce feu'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116965702799206688</id><published>2007-01-24T18:39:00.000+02:00</published><updated>2007-01-24T18:43:48.116+02:00</updated><title type='text'>hier aujourd'hui... demain?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ce matin, je me demande où vont aller toutes ces pierres et ce sable et ces débris qui ont servi aux barricades… d’ailleurs, d’où viennent ils ?&lt;br /&gt;Est ce que ce serait le recyclage des gravats de la guerre, auquel cas on ne pourrait pas taxer celui qui les utilise accompagnés de pneus à la calcination cancérigène d’anti écologisme ?  Les débris des ponts avaient déjà servi à en bloquer les accès après la guerre…&lt;br /&gt;Je vois déjà les filaments gris bleutés des résidus de pneus flotter dans le fond marin libanais, algues plastiquo toxiques pour poissons hydrocéphales.&lt;br /&gt;Les rues, déjà pur  patchwork d’asphaltes différents, sont par endroits un peu fondues, et encore fumantes.&lt;br /&gt;Apres ce qui ressemble à une agression, je m’interroge sur ce que je veux de ce pays. Pourquoi j’y suis encore. Apres tout je ne suis libanaise du Liban que depuis 10 ans, j’ai mis 3 ans à vraiment me sentir appartenant à ici, peut être que je pourrais vite oublier ? Et devenir quoi après ? Apatride internationale ? Émigrée à vie ?&lt;br /&gt;J’ai  la désespérante intuition qu’en fait le seul problème du Liban, c’est qu’il est trop petit pour tous ses habitants, et ses hommes politiques uniquement préoccupés par le volume de leurs vols. Les libanais à l’étranger s’entendent toujours super bien, quelle que soit leur origine / religion/ rite/ village / famille / clan / obédience / fortune etc., parce qu’ils ne sont pas obligés de se voler les uns les autres et se marcher dessus dans une intolérance grandissante en clamant que ce sont eux les plus miséreux pour exister. &lt;br /&gt;Hier j’ai vu un fantôme en armes, aujourd’hui tout le monde est gris. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116965702799206688?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116965702799206688/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116965702799206688' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116965702799206688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116965702799206688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/hier-aujourdhui-demain.html' title='hier aujourd&apos;hui... demain?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116956782396978968</id><published>2007-01-23T17:55:00.000+02:00</published><updated>2007-01-23T17:57:04.003+02:00</updated><title type='text'>brulot</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ce matin les odeurs de pneus brûlés m’ont tirée du lit. Le ciel au dessus de la  ville était strié de colonnes de fumée noire. Curieusement, pas de bruits forts. Peu de voitures. Ly a pris un risque énorme en descendant au bureau. Du coup on est encore les seules ou presque à bosser. A la télé, personne ne fait un point clair sur la situation, ça m’énerve. Un peu plus tard dans la journée, on voit par contre très bien les gens se taper dessus. Ce matin il y avait quelques femmes parmi les manifestants, elles ont été complètement remplacées par des jeunes hommes armés de battes de base ball, le visage encagoulé. Au moment où je me demande si c’est pour se protéger de la toxicité de la fumée, un  groupe de jeunes se lance sur une voiture garée, et l’explosent. Le verre vole.&lt;br /&gt;Violence terrifiante. Camions de pneus venus approvisionner les barricades. Fumée fumée fumée. Je me demande de quelle couleur sera la poussière sur mon balcon ce soir. Et son épaisseur. Tas de sables et de pierres. Coups de feu. L’armée qui ne laisse passer que les véhicules chargés d’une mission blocatoire. Débordements. Blessés. Morts ? Pas de chiffres exacts, comme d’habitude, rumeurs rumeurs. C’est d’ailleurs je trouve très signifiant qu’ à la télé plutôt que de donner de l’info (des chiffres, des images, des faits) on commente. A la télé libanaise, il n’y a que des commentateurs. Depuis ce matin, un nombre ahurissant de gens ont telephoniquement donne leur avis analytique sur la situation mais pas un n’a juste décrit ce qui se passait. Ly va tenter de rentrer chez elle. Moi aussi. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116956782396978968?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116956782396978968/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116956782396978968' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116956782396978968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116956782396978968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/brulot.html' title='brulot'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116859728718310649</id><published>2007-01-12T12:20:00.000+02:00</published><updated>2007-01-12T12:21:27.206+02:00</updated><title type='text'>ville et vie urbaine au liban au 21eme siecle</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Dans une ville hérissée de barrages, je m’interroge sur ce que je comprends de ce qui se passe.&lt;br /&gt;Je prends ma voiture, le jour c’est pas plus pénible que d’habitude, les gens justes un peu plus énervables. La nuit tombée, les embouteillages commencent, traverser la ville fait ressurgir des réflexes très anciens : contourner le ring, éviter sodeco, à force de passer par ailleurs on sort complètement de la ville pour aller d’un quartier à l’autre. Alors évidemment après quelques heures à réviser leur géographie urbaine, le lendemain les automobilistes sont irritables… &lt;br /&gt;Une semaine ou deux après ces lignes, la situation automobilistique est compliquée par les cordons de sécurité autour des maisons des gens importants et / ou menacés. Dans une ville dans laquelle il est évident que la place manque, il faut encore contourner les grilles métalliques mobiles, placées en quinconce, escalader les dos d’âne maison en corde épaisse, et enfin songer à trouver une place, dans des rues dont les trottoirs ont été pour une obscure raison rendus à des piétons inexistants, haussés d’une bonne trentaine de centimètres et bardés de bittes jaune et noir, bien au milieu pour que lesdits piétons en profitent pour faire un peu d’exercice ?&lt;br /&gt;La conséquence première de ces mesures à la logique discutable c’est le rayage de toutes les voitures qui continuent à se garer des deux cotes de rues  à l’étrécissement angoissant. C’est aussi des embouteillages exponentiels – pensez donc il suffit qu’une citerne d’eau tente d’entrer dans une de ces petites rues qui font le charme de ma ville pour que la circulation s’arrête dans un périmètre qui va grandissant…&lt;br /&gt;Et je ne parle pas des nuisances sonores, aggravées par la klaxonite partisane.&lt;br /&gt;Ni des travaux qui surgissent en une nuit, promesse de boue eternelle et de riverains inquiets…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116859728718310649?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116859728718310649/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116859728718310649' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116859728718310649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116859728718310649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/ville-et-vie-urbaine-au-liban-au-21eme.html' title='ville et vie urbaine au liban au 21eme siecle'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116794886386428253</id><published>2007-01-04T23:09:00.000+02:00</published><updated>2007-01-05T00:14:23.913+02:00</updated><title type='text'>007</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;beyrouth est une ville evolutive.&lt;br /&gt;il suffit d'en partir une semaine pour retrouver les rues changees: une nouvelle couche d'asphalte par ci, une nouvelle joura par la (la joura est un trou dans la chaussee surgissant en une nuit, dont la profondeur varie entre 10 et 75 centimetres, aux bords tellement mechamment denteles qu'on accuse frequemment les reparateurs de pneus d'en etre a l'origine), une canalisation en fuite qui transforme la rue en ruisseau, des travaux - de preference pharaoniques, non indiques et qui bougent constamment, des boursouflures de ciment et des beances dangeureuses qui montrent les dessous pas chics de la ville.... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;apres une semaine a berlin, 5 degres et un peu de neige un jour, je rentre a beyrouth, 19 degres, pour tomber malade et porter 8 pulls dans la maison pour me proteger de ce froid humide qui suinte des murs directement dans mes os... je rentre aussi pour apprendre que la moitie des projets qu'on avait en suspens sont toujours dans les limbes. l'atmosphere autour de moi est a la fatigue, mais je pense que c'est surtout du a la violence des fetes que mes amis ont passees.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pour ma part, j'ai ete tres etonnee qu'a berlin, une ville si terroristement ecolo qu'a l'aeroport une femme a ete repecher un emballage que j'avais jete dans le mauvais compartiment, les gens n'hesitent pas a tirer des feux d'artifice pendant une vraie demi heure, laissant les trottoirs couverts de 10 bons centimetres de dechets en papier glissants... j'ai surtout decouvert la ville la plus agreablement vivante d'europe, une ville immense, celle dans laquelle je vivrais volontiers, entre mon amoureux et un fer a souder dans un petit atelier au fond d'une cour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;c'est drole, j'essaie d'honorer les traditionelles prises de bonnes resolutions, mais l'air ambiant a reussi a eradiquer ma tendance naturelle a l'optimisme. je pense que le fait de n'avoir aucun projet clair au boulot, et aussi d'avoir deja vecu en 6 mois deux fois cette meme scene d'annulations en rafales a cause de la situation, y sont pour beaucoup.&lt;br /&gt;du coup la seule promesse dont je suis capable est: pas de paresse, bricolagement parlant du moins.&lt;br /&gt;corollaire immediat: j'ai 39 de fievre, et j'essaie de terminer une lampe. je n'ai meme pas la force de tenir ma pince, je perds un temps fou a essayer de desengager pacifiquement mes 8 pulls du grillage de ladite lampe, mais ridicule et tetue je m'obstine.&lt;br /&gt;evidemment une heure plus tard j'ai commence autre chose, et maintenant le salon est plein de perles et de plumes, et de bouts de feutre et de grillage inutiles et inassemblables et a recycler.&lt;br /&gt;et en vertu de mon inflexible voeu, j'ai pris mon tricot chez mes parents - amplitude thermique: 10 degres et 5 pulls- ou je beneficie du statut de refugiee maladique....evidemment depuis tout a l'heure j'essaie d'echapper a la pression de productivite dans laquelle j'entends me maintenir cette annee en faisant mille autres choses autrement plus vitales (panadol - kleenex - sirop - clope)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a la tele, un documentaire sur des ultra religieux israeliensqui choisissent de devenir laiques, en hebreu sous titre qu'evidemment j'ecoute au lieu de regarder. le seul moment ou je me concentre une seconde dessus, je vois un arbre taille au carre, au bord d'une rue, exactement comme ceux qu'on peut voir dans certaines avenues beyrouthines des annees cinquantes, et au caire et en syrie. je me demande si c'est une mode propre a la region, ou un heritage des mandats, ou une mode d'epoque, et j'essaie de me souvenir d'un autre pays ou ca se fait, cette taille au carre, mais je ne trouve pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116794886386428253?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116794886386428253/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116794886386428253' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116794886386428253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116794886386428253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2007/01/007.html' title='007'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116497536254533719</id><published>2006-12-01T14:14:00.000+02:00</published><updated>2006-12-01T14:16:02.560+02:00</updated><title type='text'>Dans la rue</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Conduire a Beyrouth sollicite tellement la vision périphérique que je commence a comprendre la façon dont les mouches volent. Le nombre de panneaux, la foultitude de formats, leur anarchique et agressif agencement, perturbent grandement ma concentration et rendent leur perception mais aussi celle des voitures autour proprement subliminale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les campagnes lan nansa, badna n3ich, i love life etc., déclinées dans toutes les langues du pays (o tv a même un panneau en arménien), accrochées sur des billboards qui tournent, se succèdent les unes aux autres, dans des raccourcis purement libanais : sur la route de l’aéroport, Nasrallah la main levée vers le ciel a l’air de caresser la croupe d’une chanteuse languide affalée sur un canapé, 3 panneaux plus loin….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, pourtant la veille d’une grosse journée de manif etc., l’absence de dispositif militaire en ville était un peu interloquante. La semaine passée, pour les obsèques de pierre Gemayel il y avait des la veille 6 tanks postes sur le ring, et autant du cote du nahar (deux extrémités de la place aux mille noms). Il y a moins d’une semaine, il a fallu déployer l’armée place sassine pour régler un différent portant sur la taille d’une photo. Est-ce que dans d’autres pays aussi on se bat pour mettre la photo d’un vivant plus grande que celle du mort tout frais de la veille ?&lt;br /&gt;Lan nansa, mais quand bien même on le voudrait on ne le pourrait pas, j’ai suffisamment vu les voitures de chacun des martyrs de ces deux ans pour réécrire le rapport balistique. J’ai entendu la plupart des explosions, avec toujours la même pensée magnifiquement conne : c’est un immeuble qu’on détruit… pour la 60eme fois cette année, je vais passer une journée a entendre la tele malgré moi. 16% de mon année 2006 a été fait de la même inquiétude sourde, du même dégoût impuissant.  De la même scène : je marche a contre courant d’une foule équipée de drapeaux sales que le vent envoie dans les figures. En pestant. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116497536254533719?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116497536254533719/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116497536254533719' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116497536254533719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116497536254533719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/12/dans-la-rue.html' title='Dans la rue'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-116421891554162340</id><published>2006-11-22T20:07:00.000+02:00</published><updated>2006-11-22T20:08:35.560+02:00</updated><title type='text'>Indépendamment de notre volonté</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Je sors de chez moi dans le silence sifflant des plus beaux jours de la guerre, les gens sont tous braqués devant leur télé, depuis hier soir c’est le seul son qui se déverse dans les rues. A Saifi, deux cadavres en 2 D regardent dans la même direction, de l’immeuble du Nahar Gebran harangue une foule qui s’est émiettée, et devant le siège des Kataeb Pierre sourit pour toujours à sa montagne natale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tabaris, l’asphalte est taché des cercles foncés et réguliers laissés par les pneus brûlés.&lt;br /&gt;Poubelles renversées, police, barrages, armée, arrivée en une minute n’importe où, et partout télé, télé, télé …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas du tout envie de revivre ce que j’ai déjà vécu cet été, moi qui m’obstine à vouloir travailler, dans une bulle d’hyperactivité artificielle, et le pays autour qui s’ensilence… le pire ce sont les gens avec lesquels on bosse, qui hésitent entre nous traiter d’inconscientes et nous applaudir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveau, on déjeune en famille devant une autre famille debout en noir qui serre des mains. Interchangeables images de condoléances à la libanaise, les hommes s’embrassent, les femmes les yeux bouffis se serrent à cote d’un cercueil, la foule dehors serpente, hérissée de gardes du corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout, depuis la mort de Hariri, et à raison de 3 jours de diffusion de chaque condoléance, on a vécu au Liban 18 jours de condoléances télévisuelles intégrales. Rien n’égale en chiantise une séance de condoléance en temps réel, filmée avec jusqu'à 5 cameras et commentaire lénifiant. Sauf peut être les 10 minutes obligatoires du journal télévisé qui racontent l’agenda du président… &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-116421891554162340?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/116421891554162340/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=116421891554162340' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116421891554162340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/116421891554162340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/11/indpendamment-de-notre-volont.html' title='Indépendamment de notre volonté'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115867746591272736</id><published>2006-09-19T17:49:00.001+03:00</published><updated>2006-09-20T11:21:18.493+03:00</updated><title type='text'>Quelques jours plus tard, l’après premier week end du retour</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ca commence vendredi soir, comme tout week end qui se respecte : club social, désolant, posée à un coin de table, loquace comme un vase, je bois du mauvais alcool en attendant qu’il soit l’heure d’aller à l’aéroport, chercher un ami qui rentre de singapour. Comme moi, il est rentré en pleine forme, la tête pleine d’envies de projets et de quasi décisions… revigorant.&lt;br /&gt;C’est un peu noël en ce moment, tous les copains partis sont revenus les valises pleines de petits cadeaux. Avant de sortir d’ailleurs, je tendais fièrement à un copain son cadeau, un jeu ouest africain, un bout de bois creusé, dans lequel des cailloux sont déplacés par les joueurs. Jeu auquel il a souvent joué, je savais que ça lui ferait plaisir, et que je ne m’étais pas trompée. Il le regarde longuement tout content, le retourne, et la voix sérieuse tout d'un coup me demande si j’ai fait exprès de lui acheter un jeu fabriqué en israel… avec probablement un olivier palestinien, et des cailloux confisqués à de dangereux terroristes qui fêtent à l’heure actuelle leur majorité en prison – pour possession d’armes interdites. Je jure ma bonne foi, m’en sors vivante en promettant de me racheter… le pire c’est que je me rappelle avoir regardé tous les trucs que j’ai achetés dans ce magasin. Sauf celui la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, je vais nager, jusqu'à l’épuisement, de l’eau dans la piscine, de la force dans mes muscles. Je m’arrête, du feu dans les yeux, je dors un peu, puis du sporting décide d’aller un peu vers le sud. De la ville jusqu’a damour, il ne reste qu’un seul petit pont. Les restes des ponts, très proprement coupés des deux cotés, sont encore dessous, rangés sur les bas cotés de la route, au milieu des ouvertures permettent aux voitures de traverser l’autostrade. Un pont métallique est déjà installé, le second inauguré par Michele Alliott Marie a fonctionné hier. Embouteillage, évidemment, avant les ponts métalliques….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi soir, rave, au art lounge, cet étrange endroit aux meubles 60’s sur lesquels on peut danser. Juste mélange de bourgeoises aux sacs minuscules coincés sous l’épaule, de ravers crades collés aux speakers, de bons élèves extatiques en lunettes de soleil au premier rang. Beaucoup de gens que je n’ai pas l’habitude de voir sous cette musique. Pendant que G nous donne une leçon magistrale, je pense avec tristesse à mes amies condamnées à même pas 30 ans à sortir avec des plus jeunes qu’elles. La raréfaction des coups possibles, encore plus forte depuis la guerre, fait qu’il est impossible de se retrouver au lit avec un réel total inconnu de notre age.&lt;br /&gt;Si c’est amusant de temps en temps, les petits jeunes, savoir que la probabilité de rencontrer quelqu’un de nouveau du bon age est de plus en plus mince est très angoissante…. Je ne sais pas comment elles font pour rester calmes, pour continuer à sortir, vouloir rester à Beyrouth… &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115867746591272736?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115867746591272736/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115867746591272736' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115867746591272736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115867746591272736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/09/quelques-jours-plus-tard-laprs-premier_19.html' title='Quelques jours plus tard, l’après premier week end du retour'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115825913210386000</id><published>2006-09-14T21:22:00.000+03:00</published><updated>2006-09-14T21:38:52.133+03:00</updated><title type='text'>Praguoise parenthèse</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Je n’aurais jamais cru que dès le premier jour, je me sentirais aussi bien, de laisser Beyrouth derrière moi comme ça. Il a fait gris au début, et froid, et c’était d’autant mieux, je n’aurais pas supporté le soleil à l’arrivée. Les deux trois premiers jours, mon corps s’est souvenu, en marchant, de l’immobilisme du mois passé. Puis ça s’est estompé à mesure que les crampes ont diminué, et avec, l’habitude de ne plus sursauter aux bruits d’avions…&lt;br /&gt;Je projette tout un tas de choses sur les tchèques, impossibles à vérifier, d’ailleurs je ne suis pas sure de vouloir confronter mes déductions à la vraie vérité de leurs vies, que j’ai envie d’imaginer tristes et ternes…  beaucoup de gens ont de gros chiens accablés et muselés, d’autres ont des tatouages et des cheveux prodigieux, des airs post  punk un peu effrayants à la nuit tombée pour le mètre et demi que je suis… mais étonnamment ils sont pas agressifs. Je vois beaucoup de choses qui me choquent : des clochards qui se déshabillent dans la rue, des gens blessés aux pansements sales dormir dans les poubelles, vomir et pisser et tomber et se rouler sur le trottoir - une fois à borj hammoud j’ai vu un clochard, qui tranquillement assis sur le bord du trottoir a sorti sa bite et pissé, sur ses propres genoux, hilare….  - J’ai l’impression qu’ils sont encore un peu sonnés de ne plus être communistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’ai réussi à faire changer mon billet, pour rentrer à Beyrouth sans passer par damas, j’ai sauté pendant 3 minutes partout puis je me suis écrasée, j’ai senti que ma réaction était celle de tellement d’autres libanais, avant moi et à venir, que j’aurais encore l’occasion de la vivre... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant l’aéroport, le patchwork d’asphalte du tarmac est étonnamment carré vu d’en haut. Atterrissage applaudi, larme à l’œil générale. A l’aéroport, pas plus de fouilles que d’habitude. La même chaleur dense et poisseuse dehors, bordel de vans et de flics. Apres l’aéroport tout est noir, sauf les panneaux du hezb illuminé(s) par la victoire.  Tout aussi agressives que les pubs du hezb, les campagnes déplacées  pour des assurances / banques/ écoles/ alcools...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux semaines dans un monde enchanté fait d’amour et de vieilles pierres plus tard, je me perds dans ma propre ville. Moi qui ai toujours été super fière de savoir me repérer au fin fond de dahyeh, je m’y suis proprement perdue, à minuit hier, suivie par des mobylettes qui se relayaient. Mon légendaire sens de l’orientation, qui s’épanouit dans le noir, m’a retrouvée à choueifat. Du coup j’ai fait mon tour de dahyeh, un mois après le cessez le feu, j’ai vu les tas de gravats  les mieux gardés du monde après ground zero, des restes d’immeubles à genoux dans des rues vérolées, des bribes de hangars noirs, des pelleteuses épuisées, des ponts dont je voyais les os, des barrières, des barbus à roulettes dans mon rétroviseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mois après le cessez le feu, je me rends compte que la seule couleur apolitique qui nous reste au Liban c’est le rose.&lt;br /&gt;Je me dis tout haut que du bleu et blanc haririen – et la mon caillou me fait judicieusement remarquer que c’est une récupération  des couleurs de la vierge – du bleu donc de marie à l’arc en ciel homo, toutes les couleurs sont connotées à Beyrouth cet hiver….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115825913210386000?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115825913210386000/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115825913210386000' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115825913210386000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115825913210386000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/09/praguoise-parenthse.html' title='Praguoise parenthèse'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115616994322204492</id><published>2006-08-21T17:13:00.000+03:00</published><updated>2006-08-21T17:19:03.236+03:00</updated><title type='text'>apres guerre premiere semaine</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Toujours pas possible de travailler. J’essaie de réserver un vol Beyrouth Prague, ça fait une semaine qu’on me dit d’attendre que l’aéroport ouvre, en effet ça semble plus judicieux que de faire 3 escales. Du coup je suis la …&lt;br /&gt;Ce week end, j’ai vraiment vécu la schizophrénie du pays : j’ai fait la fête, avec beaucoup d’autres gens, pendant qu’une autre partie du pays faisait la fête a ses martyrs. Curieusement, les têtes d’enterrement étaient plutôt au club social. Pas de conversation possible sans les mots visas aéroport vacances. Culpabilité constante. Gaieté forcée. On parle aussi beaucoup d’oublier, de dépasser, parce qu’on n’arrive pas a comprendre ?&lt;br /&gt;A cote de nous qui semblons illustrer parfaitement les perdants de la guerre, il y a des gens qui ont perdu des membres de leur famille et crient victoire. Je ne comprends toujours pas comment j’ai rien vu venir. Je ne suis pas une analyste très finaude, mais merde j’ai passé pas mal de temps ces derniers temps un peu partout dans le pays. J’ai été a la frontière israélienne au printemps avec une rouquine qui dépassait d’une tête les barbelés, a khiam on a eu des frissons, et ok on a pas traîné, dans des paysages oubliés du monde, et quand la radio captait israel, on l’a vite éteinte, mais a part ça j’ai rien vu.&lt;br /&gt;C’est vrai que l’armée ne contrôlait que l’entrée dans la zone, et encore la route de la mer, et qu’après elle était nulle part, mais ça on savait tous que l’armée n’a jamais été la bas.&lt;br /&gt;Les endroits fermés pendant le mois passé ont rouvert : l’alcool qu’ils avaient en stock en grande quantité probablement en prévision de l’été le plus touristique jamais vu au pays a du tourner a cause des coupures de courant et de la chaleur. Bilan : le nez dans les toilettes pour pas mal de sortis ce vendredi.&lt;br /&gt;L’absence de plage rend tout le monde triste, c’est super frustrant de savoir que l’eau qui est si près est si poison.&lt;br /&gt;Durant toute la semaine dernière on se disait tous : ce week end on va réaliser que c’est fini. En effet, beaucoup d’endroits étaient ouverts, beaucoup de gens qui étaient dans les montagnes en sont descendus. La ville est pleine de voitures jusqu'à aujourd’hui. Eh oui mais après ? Beaucoup de gens sont partis, beaucoup d’entreprises aussi, on travaillote en circuit ferme, en attendant… suspendus, encore, alors que tout le monde a l'air pret pour un deuxieme tour.&lt;br /&gt;Hier il y  a eu de l’orage, a harissa, la radio a du faire un flash  pour dire que c'etaient des orages et pas des bombes. Et il y a encore des gens pour faire des feux d’artifice.  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115616994322204492?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115616994322204492/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115616994322204492' title='9 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115616994322204492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115616994322204492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/apres-guerre-premiere-semaine.html' title='apres guerre premiere semaine'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115581792760390857</id><published>2006-08-17T15:30:00.000+03:00</published><updated>2006-08-17T15:32:07.613+03:00</updated><title type='text'>Lexique de survie dans le neo beyrouth</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Victoire &lt;/strong&gt;: sensation de glaciation interne progressive et centrifuge, réversible parfois.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Patriotisme&lt;/strong&gt; : don de son sang ou de celui de sa descendance, au moins, a la défense de la patrie. les dons de nature autre – témoignages, actions sociales, survie…- sont au plus de l’attachement a la patrie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Exil&lt;/strong&gt; : éparpillement amical. Perspectives de nids d’amis ailleurs facilitant les déplacements.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Optimisme&lt;/strong&gt; : achat de fleurs et constitution de bouquets pour un bureau dont la principale activité est le travail.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Travailler&lt;/strong&gt; : action de lire les journaux de guerre et apres guerre, boire du café, fumer, répondre au téléphone, répertorier tout, dans un espace dote d’ordinateurs, de generateur et d’une connection a haut débit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Electricité&lt;/strong&gt; : tranches de 4 heures.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avenir&lt;/strong&gt; : futur antérieur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Internet&lt;/strong&gt; : cordon ombilical.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115581792760390857?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115581792760390857/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115581792760390857' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115581792760390857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115581792760390857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/lexique-de-survie-dans-le-neo-beyrouth.html' title='Lexique de survie dans le neo beyrouth'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115574210489421802</id><published>2006-08-16T18:27:00.000+03:00</published><updated>2006-08-16T18:28:24.903+03:00</updated><title type='text'>victoire</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Pour le moment cette victoire c’est juste un glaçon entre les omoplates.&lt;br /&gt;Autour de moi, des gens hypnotisés par la ville, des papillons qui ne peuvent pas vivre loin de la lumière parlent de quitter beyrouth. On en parle comme d’une femme. C’est déchirant de penser à quitter beyrouth. Même momentanément. C’est une ville qui engendre une dépendance.&lt;br /&gt;Malgré la paix, on se sent obligés de se poser la question du partir ou pas.&lt;br /&gt;Voila quoi dire d’autre, peut être une rave ce week end, peut être quelques jours au fin fond de la montagne la semaine prochaine, et tous les jours une nouvelle définition a ajouter au lexique de survie dans le neo beyrouth. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115574210489421802?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115574210489421802/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115574210489421802' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115574210489421802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115574210489421802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/victoire.html' title='victoire'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115563743392017758</id><published>2006-08-15T13:03:00.000+03:00</published><updated>2006-08-15T13:23:53.930+03:00</updated><title type='text'>lundi 14 aout</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4520/3404/1600/DSC00964.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;img style="CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4520/3404/320/DSC00964.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;lundi soir, au tel avec ay, je ne peux pas m'empecher d'etre amoureuse de cette ville. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;une heure apres, devant hassan, je le suis encore plus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115563743392017758?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115563743392017758/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115563743392017758' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115563743392017758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115563743392017758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/lundi-14-aout.html' title='lundi 14 aout'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115555115258119400</id><published>2006-08-14T13:17:00.000+03:00</published><updated>2006-08-14T13:25:52.590+03:00</updated><title type='text'>La paix sur la pointe des pieds</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;La ville bourdonne. Toujours des files aux stations. Toujours des avions au ciel. Toujours des va et viens électriques au bureau.&lt;br /&gt;Toujours pas de vrai boulot.&lt;br /&gt;Toujours pas la peau de mon bonhomme.&lt;br /&gt;Toujours pas d’explication a ma question légitime et bien bête : a quoi au juste ça a servi, tout ça ? &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115555115258119400?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115555115258119400/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115555115258119400' title='20 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115555115258119400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115555115258119400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/la-paix-sur-la-pointe-des-pieds.html' title='La paix sur la pointe des pieds'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115549555459352585</id><published>2006-08-13T21:53:00.000+03:00</published><updated>2006-08-13T21:59:14.650+03:00</updated><title type='text'>cessez donc</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ma tendance a ne porter que du noir s’aggrave. Le vent anormal et la fraicheur patriculiere de ce mois d’aout sont des questions dans toutes les bouches.&lt;br /&gt;Des avions passent, pourtant la guerre est censee etre bientot finie, et je me dis que ca va ressembler a ca, la paix… regarder les taches noires aller et venir dans la baie de jounieh, survolees par des patrouilles israeliennes.&lt;br /&gt;Bien sur les fetes vont reprendre en ville, après tout il ne faudrait pas faillir a notre reputation de fetards fatalistes…. on pourra juste plus aller a la plage juste après.&lt;br /&gt;Ma mere, qui a fete ses 50 ans hier, n’a ete qu’une seule fois, il y a 2 ans avec moi, a tyr.&lt;br /&gt;Autour de moi, des gens sous tranquilisants, de toutes natures. Une fatigue unanime. Mefiants, aussi, alors qu’il reste une dizaine d’heures de guerre a passer.&lt;br /&gt;J’ai l’impression d’avoir assiste au viol d’une maitresse. Je ne dis pas amie, on peut pas etre ami avec beyrouth, c’est forcement de l’ordre de l’amour. C’est une maitresse bi et parfois peu regardante, donc, que le monde regarde se faire violer en pensant tout bas que peut etre elle l’avait bien cherche.&lt;br /&gt;Voila, demain on va se reveiller les cuisses pleines de sang.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115549555459352585?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115549555459352585/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115549555459352585' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115549555459352585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115549555459352585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/cessez-donc.html' title='cessez donc'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115530615620975363</id><published>2006-08-11T16:29:00.000+03:00</published><updated>2006-08-11T17:22:36.220+03:00</updated><title type='text'>- encore plus vide que vide: mon cerveau</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;J’ai encore de l’eau pour laver mes cheveux, mes dents, mes vêtements et ma maison.&lt;br /&gt;J’ai encore de l’électricité pour mon téléphone, mon ordi, mon sèche cheveux.&lt;br /&gt;J’ai encore de l’essence pour ma voiture.&lt;br /&gt;J’ai encore de l’argent liquide pour le cas ou.&lt;br /&gt;J’ai encore une famille une maison un bureau.&lt;br /&gt;De quoi je me plains alors ?&lt;br /&gt;De trouver qu’avoir ça c’est déjà du luxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les files de voitures aux stations d’essence me donnent mal au ventre. Le matin quand je vois un embouteillage, je sais que c’est ça, et ça commence. Ce matin il y avait une ambulance. Coincée. Deux voitures se sont gentiment percutées. Les policiers ont essayé de débloquer la situation. J’ai pu passer, l’ambulance n’a pas pu bougé.&lt;br /&gt;J’ai été au supermarché. Pas si vide que je pensais.&lt;br /&gt;Je suis arrivée au bureau juste a temps pour l’explosion matinale. Je remarque que les murs tremblent plus que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas m’habituer. Je n’aime pas avoir intégré cette guerre a ma routine. Je n’aime pas faire comme si de rien n’était. Je n’aime pas me punir parce que j’ai encore certains luxes. Je n’aime pas me mortifier quand je sors. Je n’aime pas justifier mes sorties par un prétexte économique. Je n’aime pas souhaiter dormir jusqu’a la fin de tout ça. Je n’aime pas me plaindre. Je n’aime pas qu’on ne me demande pas comment ca va pour nous, ici.&lt;br /&gt;J’oscille entre tous ces sentiments et c’est épuisant.&lt;br /&gt;Je n’aime pas qui je deviens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; sur un autre plan, ce constat: tout le monde prend quelque chose de chimique pour tenir…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115530615620975363?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115530615620975363/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115530615620975363' title='11 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115530615620975363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115530615620975363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/encore-plus-vide-que-vide-mon-cerveau.html' title='- encore plus vide que vide: mon cerveau'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115522614978669829</id><published>2006-08-10T19:08:00.000+03:00</published><updated>2006-08-10T19:09:09.796+03:00</updated><title type='text'>vite vite</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Aux flancs de Beyrouth il y a une mer en deuil, et un énorme abcès de cendres. Dans Beyrouth il y a des gens qui se demandent si pendant leur sieste les villes se sont encore éloignées les unes des autres.&lt;br /&gt;Tous les jours, on récite notre nouvelle géographie, toute faite de cols et fleuves plus infranchissables qu’au moyen age.&lt;br /&gt;Tous les jours, ailleurs semble plus loin. Encore plus étouffant qu’ici. Hier je voulais partir, aujourd’hui je me demande où, pourquoi, comment. Où je vais trouver assez de place pour ma nostalgie et ma rage ? Il suffit d’une demi journée de calme pour m’envisager ici en fait… viscéralement perdue…&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115522614978669829?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115522614978669829/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115522614978669829' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115522614978669829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115522614978669829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/vite-vite.html' title='vite vite'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115521582019009848</id><published>2006-08-10T16:16:00.000+03:00</published><updated>2006-08-10T16:17:00.200+03:00</updated><title type='text'>Petit déjeuner beyrouthin</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Café - cigarette – télé : extraction de cadavre embétonnées en temps réel au marteau piqueur -  gym -  pétard – radio : encore un mois - douche - départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voiture - téléphone paternel pessimiste poussant a l’élaboration d’un plan de repli stratégique pour ses filles - un peu d’embouteillage rassurant (pas aux stations) puis  fatiguant (aux stations ou les télés font des interviews) – un klaxon - places de parking au choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boulot – tentative de réservations de vols de damas a n’importe ou – liste d’attente – coupures de courant – air conditionner ou printer, il faut choisir – les gens a l’étranger qui me disent qu’ils sont en vacances m’énervent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelles – lâcher de petits papiers au dessus de la ville (les manachirs de l’aube) -  lâcher de bombinettes au dessus du phare – géographie : le Liban nouveau fera dans les 7839 km2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors – voitures pressées de quitter la ville – rues vides - etc &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115521582019009848?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115521582019009848/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115521582019009848' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115521582019009848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115521582019009848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/petit-djeuner-beyrouthin.html' title='Petit déjeuner beyrouthin'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115505816092756944</id><published>2006-08-08T20:24:00.000+03:00</published><updated>2006-08-08T20:29:25.276+03:00</updated><title type='text'>mardi 8 aout?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ma salle de bains est un espace ultra sonore.&lt;br /&gt;C’est comme si ma salle de bains était au milieu du salon de mes voisins.&lt;br /&gt;Télé, ragots matinaux, tric trac, disputes, cafés, enfants. Bruits d’avant guerre du premier étage, maintenant enrichis de ceux du 2nd.&lt;br /&gt;Moi je suis au 3eme, mais d’un autre immeuble, presque mitoyen.&lt;br /&gt;Au second, donc, ils sont 3 ou 4 garçons, jeunes, sans parents, jamais   d’accord, accros a haifa  et a son abondamment commenté magnifique derrière.  De ces deux étages, les émanations d’histoires scabreuses chuchotées, les pincements des taquineries, l’impatience, et la promiscuité, font que je peux dire que quotidiennement, je communique avec les au-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une ville qui a peur du noir, qui en temps normal n’éteint jamais tout a fait quand elle finit par s’endormir, tout le monde a assimilé le silence le vide et le noir. Ca fait des rues sans fonds, intimidantes, ou on  murmure en marchant.&lt;br /&gt;Ca nous transforme en moucherons, qui se cognent aux reflets des verres qu’on surconsomme pour faire tourner l’économie.&lt;br /&gt;Hier je me suis vue dans une vitrine – vide et poussiéreuse et écrasée d’un soleil injuste – et je me suis crue à Berlin en 44. La longueur de la jupe, le relevé bombé des cheveux, le fossé mauve des cernes, la pâleur cireuse de la peau, la goutte de sueur entre les seins, le compensé des talons, le poids des avions surtout quand ils ne volent pas, l’air des gens autour, vide et tendu, épuisés, essorés, comme le kleenex tordu de siniora… &lt;br /&gt;Pourtant aujourd’hui a succédé à une nuit calme. Aujourd’hui a lui-même aussi été calme. Jusqu'à ces deux dernières explosions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Beyrouth est à 3 jours de voyage de presque toute l’Europe.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115505816092756944?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115505816092756944/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115505816092756944' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115505816092756944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115505816092756944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/mardi-8-aout.html' title='mardi 8 aout?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115486906468033277</id><published>2006-08-06T15:55:00.000+03:00</published><updated>2006-08-08T18:53:18.526+03:00</updated><title type='text'>Arithmétique du massacre</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Qui aurait cru qu'on en avait autant, des ponts? Et des belles choses a pleurer... et des jals d'olivier plein de coquelicots au printemps? a la place il y maintenant un tas de cendres fumantes, et suffisamment de phosphore pour que les 10 générations d'olivier qui viennent soient bleus a pois jaunes...&lt;br /&gt;et que les poissons aient 3 têtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout ça je ne sais ni ou ni quand je pars, mais je sais que je le fais. Je suis fatiguée d'en parler, de défendre l'idée de partir - pour mémoire il me semble que tous on a caresse l'idée de quitter Beyrouth dans un passe proche, tous on a étouffe de cette vie si provinciale et si dallas.&lt;br /&gt;Si je n'ai pas une âme de martyre, pourquoi on veut me l'inculquer de force? Si je ne peux pas travailler ou je suis? Si je ne peux pas me déplacer?&lt;br /&gt;Je sais que je tenais a quelque chose - l'indolence souriante - qui va peiner a reexister a beyrouth.&lt;br /&gt;Ces derniers jours, je porte mon insouciance comme un gilet pare balles. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115486906468033277?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115486906468033277/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115486906468033277' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115486906468033277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115486906468033277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/arithmtique-du-massacre.html' title='Arithmétique du massacre'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115478266335664910</id><published>2006-08-05T13:35:00.000+03:00</published><updated>2006-08-05T15:57:43.496+03:00</updated><title type='text'>Il suffit d’un rien</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Pour qu’aujourd’hui ne soit pas comme hier.&lt;br /&gt;Un peu de vent. Un peu de sommeil. Un réveil sans réveil téléphonique ou bombesque ou informatif ou voisinal. Un réveil toute seule, au vent.&lt;br /&gt;Pour qu’hier puisse n’être pas fini, en fait.&lt;br /&gt;Une chaîne de tele. Quelques infos qui passent en arabe super vite – que le matin je comprends subliminalement. Quelques  images de la nuit super violentes.  Beaucoup de morts de blesses de survivants gris un peu rouge hurlants.&lt;br /&gt;Pour qu’aujourd’hui je sorte vite de chez moi.&lt;br /&gt;Ménage.&lt;br /&gt;Pour que je n’aille pas au sporting.&lt;br /&gt;De tous petits boutons sur le menton depuis que j’y ai été la semaine passée. De toutes petites émanations mazoutées. Un petit sentiment de décence.&lt;br /&gt;Pour bouger.&lt;br /&gt;500 dollars en voiture 50 dollars en bus – prix d’avant la destruction des 4 ponts.&lt;br /&gt;Pour mourir.&lt;br /&gt;Un jogging. Un pont. Un avion. Alignés. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115478266335664910?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115478266335664910/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115478266335664910' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115478266335664910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115478266335664910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/il-suffit-dun-rien.html' title='Il suffit d’un rien'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115470095907638444</id><published>2006-08-04T17:15:00.000+03:00</published><updated>2006-08-04T17:15:59.086+03:00</updated><title type='text'>rien</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Depuis ce matin je me sens bonne a rien, et surtout empêchée de tout. Aujourd’hui officiellement j’étouffe... Encore une journée d’inutilité absolue. Rien a dire, rien a faire, rien aux infos – après ce matin ce serait dur – rien au bureau rien dans les rues rien dans la tête.&lt;br /&gt;Réveil stupéfiant, trop tôt, précédé d’une nuit méchante, peuplée de gens et de sons, de vrai et de cauchemar.&lt;br /&gt; Me voila trop tôt au bureau, ou rien ni personne ne passe.&lt;br /&gt;De site en blog je passe la matinée. Puis je m’énerve toute seule, humiliée.&lt;br /&gt;De rien pouvoir penser. Rien faire. Même pas aider.&lt;br /&gt;Et comprendre alors ?&lt;br /&gt;Juste bonne a tendre l’oreille, sourire quand j’ai bien deviné le drone, a me gaver d’infos, sans sentir ma scoliose s’aggraver, a compter ceux qui partent, a penser que ça va finir par être moi bientôt. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115470095907638444?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115470095907638444/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115470095907638444' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115470095907638444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115470095907638444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/rien.html' title='rien'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115468542721966192</id><published>2006-08-04T12:54:00.000+03:00</published><updated>2006-08-04T12:57:07.226+03:00</updated><title type='text'>.......</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;L’électricité revient, je branche tout ce qui peut l’être.&lt;br /&gt; Ma sœur continue a pâte à modeler sur le balcon dans le noir.&lt;br /&gt;A un moment j’ai cru voir quelque chose bouger dans le ciel. Comme ça n’a pas fait de bruit, on a en a déduit que c’était une étoile filante, et tous fait un vœu.&lt;br /&gt;Of s’en va, je monte arroser les plantes chez mon voisin, qui est au caire, et pour plus longtemps que je ne pensais apparemment. Le bruit et le nombre de tours de clés pour ouvrir. La résonance de l’escalier derrière moi et de l’appart devant. Ses plantes vont bien, moi mon cactus est mort pour la 8eme fois, et cette fois ci je l’ai jeté, il aura plus de chances de survie en milieu poubellesque que chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce qui me soulagerait le plus à cette minute. L’avion ? La paix ? La bombe ? Le coup de fil de l’état d’israel ?&lt;br /&gt;Les sons n’ont plus aucune hiérarchie. Comme ils sont nimbés d’un silence qui lui-même ronronne, il n’y a plus d’échelle, peu de sons se produisant concomitamment. Et quand on dort, on éteint tout. Ou on passe la nuit a confondre air conditionne et avion, ventilateur et avion, voiture qui passe a sassine et avion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus en plus, je sens que je vis  les « derniers jours que je pourrais y vivre » de cette ville. Pas dans le sens ou elle va disparaître, plutôt – encore une fois – mon fameux mode de vie ici. La possibilité de ma vie comme elle était avant  - après. Où même pendant, vu que pendant dure.&lt;br /&gt;le temps n’en finit pas de se suspendre.&lt;br /&gt;En attendant, j’ai décidé de ne sortir que les vendredis pairs de la guerre – le 2nd le 4eme le 68eme… jusqu'à ce que paix s’ensuive. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115468542721966192?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115468542721966192/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115468542721966192' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115468542721966192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115468542721966192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/blog-post.html' title='.......'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115461706203635816</id><published>2006-08-03T17:52:00.000+03:00</published><updated>2006-08-03T17:57:42.043+03:00</updated><title type='text'>10 minutes de concentration quotidienne</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;c'est tout ce que je peux faire aujourd'hui...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115461706203635816?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115461706203635816/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115461706203635816' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115461706203635816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115461706203635816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/10-minutes-de-concentration.html' title='10 minutes de concentration quotidienne'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115452200450782913</id><published>2006-08-02T15:30:00.000+03:00</published><updated>2006-08-02T15:33:24.516+03:00</updated><title type='text'>Soirée au coin du feu</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ma sœur fait des salutations au soleil devant le port. Je regarde ARTE en tricotant. Dans mon verre, la vodka transparente se sépare doucement du jus rose, ça fait flotter la paille noire.&lt;br /&gt;Beyrouth, au final, c’est le mauvais exemple de la région. C’est comme une femme trop intelligente et trop libre, on dit que ça effraie les hommes. Quand une ville mêle ce niveau de compétence à ce raffinement festif, cette liberté a l’insouciance ravageuse, elle doit crever. Comme on ne peut pas changer, le mieux qu’on puisse faire c’est disparaître. Je viens de lire un article dans libération qui dit en substance qu’israel réalise en ce moment même le vieux rêve du monde arabe totalitaire, ecraser Beyrouth la permissive.&lt;br /&gt;Est-ce qu’on est les seuls a pleurer un paradis perdu ? est ce qu’on en a assez profite ? (On : les gens comme moi/ a quantifier)&lt;br /&gt;Les premiers avions passent, ça soulage. Ce soir, on va enfin voir de quoi c’est fait, une première puissance militaire régionale…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre le frigo, je sors une tupperware, j’ai les pieds mouillés. La fonte des glaciers commence dans mon frigo. Je serpille et  retourne donc tricoter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tricoter : activité  qui vise a transformer un ensemble de fils de laine organisés en pelote en un objet ayant une fonction le plus souvent vestimentaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tricoter une écharpe : processus optimiste puisqu’en août 2006, a Beyrouth, il signifie :&lt;br /&gt;1-     que l’hiver s’envisage&lt;br /&gt;2-     que les trous dans ladite écharpe sont un parfait ancrage dans la réalité du moment, comme la reflection – incarnation de cet espace temps si vernaculaire. Métaphoriquement, ces trous parlent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croyais que le temps était linéaire. Mais apparemment dans ma région du monde, on maîtrise la science du saut spacio temporel. De sorte que je peux dire : « Le temps prend son temps en ce moment au Liban ». Olmert aussi. &lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115452200450782913?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115452200450782913/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115452200450782913' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115452200450782913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115452200450782913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/soire-au-coin-du-feu.html' title='Soirée au coin du feu'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115443958824031638</id><published>2006-08-01T16:39:00.000+03:00</published><updated>2006-08-01T16:39:48.250+03:00</updated><title type='text'>Alors c’est ça la guerre ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Des que j’essaie d’oublier, de mener la même vie qu’avant, le noir dans la rue me rattrape.  Hier j’ai marche de chez moi jusqu'à gemmayze, avec Mi et ma sœur. On a croise 4 groupes de 3 personnes, comme le notre, et c’est tout. Les voitures allaient super vite, et nous au milieu de la chaussée, parce qu’on y voyait mieux, c’est terrible de marcher dans une crotte de chien en sandales…&lt;br /&gt;Bref, au dragonfly, on se retrouve a plein, on se dispute amicalement sur notre soutien ou non a hassan, sur le terme de tout ça -on fume trop tous- la possibilité de s’entendre avec les israeliens, la probabilité de la survie de notre mode de vie, on boit – pas assez - des cocktails roses mais amers.&lt;br /&gt;Apres l’heure du crime vient l’électricité, on en profite pour attraper quelques infos, rien de méchant ne s’est passe… on dort, ma sœur et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi ce matin ce réveil ? Nouvelles alarmistes, réservistes massés aux frontières, possible invasion par le port – mais merde mais c’est en face de  chez moi ça…. Est-ce que si je me déshabille sur mon balcon, et que je roule des pétards, les israéliens vont voir que je ne suis pas une hezobollahette ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bip bip de mon ups au bureau s’arrête enfin, mon ordi va lui aussi rendre l’âme très bientôt, ou va-t-on ?&lt;br /&gt;Déjeuner pour le moment….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pas n’importe ou, encore moins n’importe quoi… j’emporterais partout le goût du fondant de BREAD. Voila, j’ai comme mes parents maintenant mes propres souvenirs d’avant guerre…&lt;br /&gt;Je ne parle pas assez de la paresse de ces après midi, de cette faculté qu’on a tous développée a se mettre en sous régime, du rien a faire qui maintenant va se compliquer d’un pas d’essence pour… des machines et de l’elec, qui deviennent proprement cauchemardesques, des sms qui mettent des siècles a arriver, du pessimisme ambiant que même les chats sentent.&lt;br /&gt;A partir de 2- 3 heures, la ville se vide, on vit terrés comme des rats, a attendre tous tendus le grondement des avions, a compter les heures, a dormir trop – 1er symptôme de la dépression…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, ça ressaute alors je m’en vais, attendre les israéliens sur mon balcon silencieux, dans mon quartier d’arméniens,  en principe pas concernes par cette guerre pour le moment….&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115443958824031638?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115443958824031638/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115443958824031638' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115443958824031638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115443958824031638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/08/alors-cest-la-guerre.html' title='Alors c’est ça la guerre ?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115435306257062201</id><published>2006-07-31T16:34:00.000+03:00</published><updated>2006-07-31T16:37:42.580+03:00</updated><title type='text'>lundi</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Pendant que mon amoureux me raconte son escapade dans un bar de striptease de Prague, je pense que j’ai déjà a ma petite échelle assisté a la construction d’une ville, ce n’est pas donné a tout le monde de vivre sa 2nde après guerre – des frissons de jalousie me remontent l’épine dorsale.&lt;br /&gt;Beyrouth après la guerre, c’était comme une femme sonnée, qui avait encore des degoulinades de secrétions plein les jambes. Toute purulente et ravagée, elle se laissait ouvrir et trifouiller.&lt;br /&gt;C’est une ville qui a toujours été trop sulfureuse pour ses voisins. Tout le monde arabe la lorgne, voudrait bien la mettre dans son lit, et de dépit et de rage ne rêve que de la voir a terre. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115435306257062201?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115435306257062201/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115435306257062201' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115435306257062201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115435306257062201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/lundi.html' title='lundi'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115428468498397002</id><published>2006-07-30T21:14:00.000+03:00</published><updated>2006-08-01T11:33:53.773+03:00</updated><title type='text'>a tous ceux qui ne veulent pas bouger</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;ma foi moi non plus je ne le veux pas.... mais a quel point a t on le choix? ou plutot jusqu'a quand va t on l'avoir?&lt;br /&gt;de nouveau coincee a harissa, je regarde les gens assembles place des martyrs. evidemment au moment ou j'allais descendre, avions. bas et fort. donc je reste, a moins de passer sur le corps de mes parents.....&lt;br /&gt;et puis de toute facon, les amis, khallas, on est libanais, on doit vivre dans notre chair les drames de l'emigration, la biculture, les demenagements, les infos etrangeres, les lignes de telephone qui gresillent, etc etc.&lt;br /&gt;ah et le plus important: les separations.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115428468498397002?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115428468498397002/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115428468498397002' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115428468498397002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115428468498397002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/tous-ceux-qui-ne-veulent-pas-bouger.html' title='a tous ceux qui ne veulent pas bouger'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115428305620710666</id><published>2006-07-30T21:08:00.000+03:00</published><updated>2006-07-30T21:10:56.220+03:00</updated><title type='text'>Beyrouth – harissa – dimanche 30 juillet</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Sur l’autostrade aujourd’hui, vers 13h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon sens :&lt;br /&gt;3 stations d’essence ouvertes.&lt;br /&gt;4 files de voitures arrêtées devant.&lt;br /&gt;15 voitures par file.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sens inverse :&lt;br /&gt;4 pick ups de légumes.&lt;br /&gt;2 picks ups de même taille de bétail&lt;br /&gt;2 autres de poulets.&lt;br /&gt;2 grands 6 wheels de carton (aide humanitaire ?)&lt;br /&gt;1 autre de pepsi (ulcère humanitaire ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon sens :&lt;br /&gt;7 points de déploiement de l’armée – uniquement sur l’autostrade&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sens inverse :&lt;br /&gt;1 gros barrage a la sortie du kesrouan / nahr el kalb&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça quelques heures après Cana, et une heure après l’escwa.&lt;br /&gt;Escwa ou se rassemblaient avant que je ne quitte des familles souriantes bras dessus bras dessous, kermesse, drapeaux du hezb, de amal, du Liban, portraits de hassan et de lahoud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voila,  en raison des circonstances actuelles, je suis de nouveau réquisitionnée a la montagne. Essentiellement pour faire plaisir aux parents, qui ne comprennent pas qu’on puisse préférer le danger proche a la rumeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier reportage sur cnn sur les deux libans, dans cette crisis in the mea. Evidemment le cable se brouille au moment ou hoda une designer en lunettes et bien coiffée attablée chez Paul allait me montrer le vrai visage de ce que je suis en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voila, je ne peux pas empêcher mon nombrilisme. Qui, accolé a celui de mes amis, constitue juste l’unicité et le charme vénéneux de mon pays.&lt;br /&gt;Franchement, la légende libanaise c’est bien ça après tout : gemmayze ouvert et embouteillé la nuit même ou cana est bombardée. L’element et le crystal et le cactus a faraya ou broumana. Yasmina au sporting.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La paranoide obstination a vivre comme si de rien n’etait. C’est au choix de la resistance ou de l’inconscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115428305620710666?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115428305620710666/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115428305620710666' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115428305620710666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115428305620710666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/beyrouth-harissa-dimanche-30-juillet.html' title='Beyrouth – harissa – dimanche 30 juillet'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115418773406984404</id><published>2006-07-29T18:41:00.000+03:00</published><updated>2006-07-29T18:42:14.076+03:00</updated><title type='text'>ma petite gorgee de mazout du matin</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;2eme jour de vent anormalement fort.&lt;br /&gt;Plus de bruit dans la rue. Plein de voitures sur le pont en face de chez moi – une des entrées de la ville.&lt;br /&gt;Mais je n’aime pas prendre le pouls de la ville comme ça…. Rapport densité humains / palmiers au mètre carré sur la corniche inversé hier ! Ratio camions – bus – klaxons à  la minute dépassé !&lt;br /&gt;Emmazoutement des plages maximal ! Moyenne d’optimisme explosée ! Probabilité d’ensevelissement vivant du Liban probante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sporting, les vagues sont engluées. Impression de bronzer sur le toit d’une station service. Vagues énormes plombées de mazout. Oiseaux desorientes.&lt;br /&gt;Mais toujours les petits vieux qui font le tour de l’endroit dans un anorak. Les femmes qui viennent la depuis tellement longtemps qu’elles se sentent a la maison, jambes écartées elles traquent le point noir cache…&lt;br /&gt;Je croise des copains, on boit du rosé, on fume un joint, en se disant que c’est un acte de résistance. Encore une fois, si Hassan passait par la, on serait les premiers sur sa liste...&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115418773406984404?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115418773406984404/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115418773406984404' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115418773406984404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115418773406984404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/ma-petite-gorgee-de-mazout-du-matin.html' title='ma petite gorgee de mazout du matin'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115418702760095824</id><published>2006-07-29T18:27:00.001+03:00</published><updated>2006-07-29T18:30:27.603+03:00</updated><title type='text'>A la bougie…</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Une des conséquences les plus amusantes de l’herbe, ce sont les déformations auditives. Par les temps qui courent, c’est tout simplement un supplice. Ereintant. N’importe quel bruit pour peu qu’il soit lointain, lancinant, un peu régulier devient grondement tenace. Comme en plus la ville résonne, tous les petits sons de la rue reviennent amplifies…&lt;br /&gt;Mon amoureux m’eclaire. Les piles qu’acheter m’a fait rire, dans une île qui ressemblait a un Liban idéal, sauvage et vide, les pieds dans l’eau, ces piles donc, deux – une kaki une orange – sont toutes les deux restées pour la bonne cause.&lt;br /&gt;Dans un vent qui fait s’éteindre les bougies constamment, je pense que je ne pense pas assez aux réfugiés, aux morts, un peu trop concentrée sur mes histoires du balcon, le vent dans mes jupes….&lt;br /&gt;Je me plains, je me plains, mais je n’ai encore rien perdu pour de vrai. Juste un peu de foi.&lt;br /&gt;Quand je suis arrivée au Liban, il y a 10 ans, j’ai tout de suite rencontre des gens de partout. Tres vite j’ai bu le the des bidonvilles de ouzai a jnah, du mokhayam palestinien aux tentes des bedouins de la bekaa, j’avais a basta un ami, en bas de chez lui on plumait des poulets, dans les boucheries on achetait plus de mouches que de viande. Et je faisais ça avec mon arabe de riche petite gosse francophone, qui écorche les mots et dit des droleries sans le savoir. Ok le plus souvent j’achetais des trucs. Mais toujours est il que je mets des visages sur ces villages  qui disparaissent.&lt;br /&gt;Pour moi, le Liban c’était réellement le même pays de tripoli a tyr, peuple de gens qui allaient commencer a se rencontrer d’homme a homme. Sans truchement politique ou armée Par le déplacement consenti des populations. Par l’hospitalité. Pas forcée.&lt;br /&gt;La capitale va devoir absorber près d’un million de déplacés.  Comment ? Comment vont-ils vivre leurs vies d’hommes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avion : bruit mat dans l’ épaisseur du ciel. Quand un avion passe, il y a ceux qui empêchent leur voix de s’étrangler, les ya mama ya adra, ceux qui souffrent en silence, ceux qui dorment du sommeil du juste, ceux qui font comme si de rien n’était et roulent, droit devant.-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’électricité revient. J’allume peu. Pas de tele. Je me plains, je me plains…..&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115418702760095824?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115418702760095824/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115418702760095824' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115418702760095824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115418702760095824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/la-bougie_29.html' title='A la bougie…'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115401290908768781</id><published>2006-07-27T18:02:00.000+03:00</published><updated>2006-07-27T18:08:29.106+03:00</updated><title type='text'>presque normales journees</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Ah aujourd’hui est enfin une vraie journée de travail. Notre avenir se précise, pendant que celui du pays reste bien flou, nous on perd ni le temps ni le nord.&lt;br /&gt;Pas de deprimatose ici.&lt;br /&gt;Même si rien de mangeable ne se deliver plus, on tiendra le temps qu’il faut. Et puis on partira, le temps que ça se reconstruise, sans nous probablement vu que de toutes façons le médiéval Hassan N ne nous a pas demande notre avis avant de nous renvoyer 6 siècles en arrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si notre dolce vita vernaculaire disparaît, franchement qu’est ce qu’on resterait faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vraiment rassurant de bosser, même si on a aucun réflexe, comme si on rentrait d’un séjour à l’hôpital. J’ai du mal a dater vite mes journées en ce moment. Je suis super sensible aux ondes émises par les gens autour de moi. Je ne peux plus gérer la panique, celle de ma mère, de certains de mes amis. Je ne regarde plus les infos, au pire j’entendrais, les avions puis les voisins qui savent où ils vont. D’une façon de plus en plus paranoïde les libanais voient la situation évoluer, chacun dans le secret des puissants, dans le cortex d’olmert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit peut être que tous on attendait quelque chose pour faire le point avec le pays. Décider des choses. Des déplacements. Des engagements. Encore une fois, une chose qui n’est pas donnée a tout le monde, sachons apprécier notre chance : on peut a chaque génération  changer de vie... Etre libanais c’est forcement être ou avoir été longtemps immergé dans / exposé a  une culture différente au moins  un moment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis que je travaille, mais honnêtement j’envoie 2 mails, j’attends des réponses, j’ai passée deux coups de fil. Rien a voir avec ce que la saison aurait du être. Juste avant le début des événements (j’aime beaucoup cette terminologie passéiste et optimiste au possible), on faisait des plannings pour 3 projets en parallèle. Si CA ne se passait pas, on serait aujourd’hui en pleine folie de boulot, ravies de dormir 3 heures par nuit…. D’avoir le bureau plein. Même les klaxons et les camions trop gros pour la rue me manquent la…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre je passe ma journée sur le net. Je lis plein de choses, et la grande constante de ce que je lis sur la situation c’est la lenteur. Le coton. L’artificielle angoisse, contre laquelle chacun met en place une antidote attitude. On fait tous ce qu’on peut, n’étant pas réfugiés, pour maintenir une vie normale, tout en sachant qu’on vit les dernières heures d’un liban qui aura duré 15 ans. Duquel on va tous partir. Voila,  comme la génération d’avant nous…. C’est inéluctable pour 90 % de mon entourage.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115401290908768781?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115401290908768781/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115401290908768781' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115401290908768781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115401290908768781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/presque-normales-journees.html' title='presque normales journees'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115384032610459310</id><published>2006-07-25T18:06:00.000+03:00</published><updated>2006-07-25T18:12:06.106+03:00</updated><title type='text'>mais franchement, ou?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Au cœur des conversations d’hier soir : ou on va aller. Le pourcentage de notre façon de vivre soluble dans l’émigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est juste ce sans quoi on n’existe plus, notre fameuse façon de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà on convertit 45 m2 en espaces vitaux per capita. C’est pas glorieux. Voila un des trucs écrasants dans la perspective – très réaliste – qu'on pourra  pas beaucoup bosser ici avant vraiment une petite période de temps (unité 2 mois ?)…&lt;br /&gt;   Ceci dit dans peu de pays on a la chance d’a ce point peu savoir de quoi demain est fait. Quand…. quoi? Quand est un mot difficile à utiliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j’ai reproduit les schémas familiaux les plus tenaces tout le début de la soirée – vidage de cendrier compulsif  crise de poussière bougeage de meubles etc – et puis quand la nuit s’est posée,  je suis devenue une totale ado, qui dort dans le salon de l’après midi, fenêtre ouverte sur les étoiles et les chats. Voila hier la république des filles est devenue le dortoir des rebelles,  Ly a dormi  toute habillée sur le canapé du salon salon, ma sœur dans ma chambre a fumé…&lt;br /&gt;Et ce matin, surprise, des gens travaillent. J’ai même du prendre note de quelque chose. J’ai reçu du spam. Je suis arrivée ici et le moteur et l’elec marchaient. Et l’internet normal.&lt;br /&gt;On vit  un tres long dimanche. 2 semaines de dimanche. Sans plage.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115384032610459310?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115384032610459310/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115384032610459310' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115384032610459310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115384032610459310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/mais-franchement-ou.html' title='mais franchement, ou?'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115376513213231892</id><published>2006-07-24T21:14:00.001+03:00</published><updated>2006-07-24T21:18:52.133+03:00</updated><title type='text'>Les filles finissent toutes comme leurs mères….</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;J’ai vécu au paradis perdu. Techniquement, au vu de ce que je fume et de la d’où je viens, je devrais être une assassine…&lt;br /&gt;Je me sens déjà caricaturale. Sentencieuse, comme mes parents me parlant des 70’s. Avec du sépia et du noir et blanc dans la voix. Halla évidemment on a tendance à enjoliver, à passer sous silence les montagnes de poubelle qui existaient avant, le non respect totalement commercial de la nature – eh oui moi aussi cigale citadine j’ai été sensible à l’immense gâchis… d’ailleurs voila devant quoi je suis coite : le gâchis. La plupart des gens qui m’entourent ont cette année décidé d’investir dans le pays. En temps, en argent, en projets, en projections de vie. Et voila qu’on leur bombe au nez. Juste au moment où on se rangeait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruits de la ville : hélicoptère. Pompe à eau. Vaisselle. Radioteles des voisins. Rires gras. Haifa. Karaoké improvisé. Gens saouls dans les rues. Engueulades de balcons à balcons. Théoriciens de trottoir. Tout le monde a raison. Tout le monde a tort. Tout le monde attend.&lt;br /&gt;Cyclone en suspens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt; Qu’on ne me dise plus que le Liban n’est pas le centre du monde. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115376513213231892?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115376513213231892/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115376513213231892' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115376513213231892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115376513213231892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/les-filles-finissent-toutes-comme_24.html' title='Les filles finissent toutes comme leurs mères….'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115374986515717189</id><published>2006-07-24T17:03:00.000+03:00</published><updated>2006-07-24T17:04:25.183+03:00</updated><title type='text'>les lundis au soleil</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Quand je pense qu’il y a des pays ou les hommes au fond des lits font des rêves... Il y a des pays ou les gens ne changent pas de ville…. Ma famille proche – mes parents et moi – avons déménagé 4 grandes fois déjà. Et la 5eme plane sur nos têtes. Est-ce que c’est génétique, les libanais - ces habiles commerçants de leur propre mère s’ils le pouvaient -  ont ça dans le sang, le goût de l’émigration ? Combien le pays va se retrouver encore exsangue ? Pourquoi je pense à partir ? Pourquoi tous mes amis doivent aussi y penser ? Pourquoi je dois commencer à compter le nombre de caisses qu’il me faudrait pour ranger toutes mes affaires ? Et le temps que ça va me prendre ? Et le nombre de kilos transmutés en mètres cubes que je pourrais caser dans le coffre de la voiture qui va me prendre à amman ? Et si elle ne me prenait pas seule ? Et mon appart ? Le garder ? Le partager ? Le laisser ? D’ailleurs est ce que je pars ? Combien de temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens un peu en résidence surveillée, à la montagne. En cure de pseudo repos forcée. Je sais que j’ai déjà de la chance d’avoir un toit, et de l’espace.&lt;br /&gt;Mais bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas m’empêcher de me sentir flouée. J’ai cru en ce pays – je suis arrivée à Beyrouth il y a 10 ans- et je n’arrive pas a croire que c’est un pays en sursis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui j’essaie de maintenir la routine. Je sens que c’est une forme de résistance. Non. On est plus dans la survie la. Les fonctions vitales à maintenir. Travailler. Sortir. Plager. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115374986515717189?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115374986515717189/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115374986515717189' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115374986515717189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115374986515717189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/les-lundis-au-soleil.html' title='les lundis au soleil'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115368503947233632</id><published>2006-07-23T22:58:00.000+03:00</published><updated>2006-07-23T23:03:59.473+03:00</updated><title type='text'>la nuit...</title><content type='html'>la nuit tous les chats sont gris, et tous les libanais revent de leur vie d'avant qui n'existe plus. ma tante nous traite de snobs, mes amis et moi parcequ'on a du mal a supporter la montagne.... je nous trouve pourtant plutot bien adaptes, on fait la sieste au moment ou les coqs pensent a chanter, on mange de tout, on sait quand ne pas plaisanter.&lt;br /&gt;c'est difficile de maintenir le moral quand on est plusieurs.&lt;br /&gt;je suis en train de devenir super silencieuse. comme la ville?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115368503947233632?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115368503947233632/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115368503947233632' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115368503947233632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115368503947233632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/la-nuit.html' title='la nuit...'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115368230952103708</id><published>2006-07-23T22:13:00.000+03:00</published><updated>2006-07-23T22:18:29.530+03:00</updated><title type='text'>torpeur dominicale</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Mon père est très drôle bourré. Ses yeux deviennent tous petits. Il devient tout rouge. On boit pas souvent, en famille, même les dimanches. Il me fait un verre d’arak, gigantesque, qu’évidemment on ne me laisse pas boire en entier. Je tente une mini sieste sur la balançoire, puis mon amoureux m’appelle, j’ai tellement envie de me réveiller près de lui, ses épaules douces et chaudes le matin, alors quand j’ouvre les yeux pour lui parler, je suis entre frustrée et contente… on descend – ma sœur, Mi et moi-  ensuite à Beyrouth, profitant de la sieste parentale. Quand j’étais toute petite, 2 ans, à l’heure de la sieste que je ne faisais pas, je recopiais le dictionnaire.&lt;br /&gt;On passe au Torino, après avoir marché à raouché, beaucoup de tous petits poissons entre les rochers, des gens sur les rochers, des promeneurs. Soleil humidité poisse citadine. Mouches. Une fille du sud racontait au Torino que ses trois maisons – à khiam  saadiyat et haret hreik – étaient foutues. Elle vit à achrafieh. Elle chante, elle revient d’ailleurs de haret hreik ou elle a été filmée chantant pendant des explosions.&lt;br /&gt;C’est marrant j’ai aussi vu un type qui était à la fac avec moi, et que je pensais en afrique. Lui me pensait à dubai. Qui a dit que Beyrouth était une petite ville ?&lt;br /&gt;Apres on est passés chez moi, j’ai fini de faire la poussière, un peu foncedée, de mes livres. Quelques explosions, panne d’électricité, bateaux en partance dans le port, Ly ne sait pas si elle revient chez moi, rentre chez elle ou va avec sa famille quelque part.&lt;br /&gt;J’ai perdu deux tons, de teint. Je dois me maquiller. Mes cernes ne disparaissent pas. La marée noire a atteint beyrouth. Je rêve d’aller à la plage. Et de dormir chez moi.&lt;br /&gt;J’ai beau savoir qu’on risque tous d’être séparés, bientôt, d’être chacun dans un coin du monde, je n’arrive à parler à personne. Je pense à ma grand mère, qui a vu tous ses enfants obligés de quitter il y a 30 ans, et qui revoit ça se profiler pour ses petits enfants. Elle a déménagé 3 fois à cause de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est très fatiguant aussi, à part les infos en continu, ce sont les théories. Les débats, les incertitudes, cette promesse que le pire est à venir.&lt;br /&gt;Cette certitude aussi qu’après le pire il y a un après. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115368230952103708?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115368230952103708/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115368230952103708' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115368230952103708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115368230952103708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/torpeur-dominicale.html' title='torpeur dominicale'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115360047922261721</id><published>2006-07-22T23:33:00.001+03:00</published><updated>2006-07-22T23:34:39.223+03:00</updated><title type='text'>samedi</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Samedi, je savoure le réveil dans mon lit, dans ma maison, avec les bruits de mon quartier. « Les voisins de la salle de bains » me dispensent d’allumer la télé, j’ai en me lavant les dents le rapport circonstancié et ultra analysé du bombardement du relais de téléphones et des antennes de télé du kesrouan. Je sais donc très tôt que je ne dormirais pas à Beyrouth ce soir… la journée se passe idéalement, on larve devant un film, Ly et moi, on se commande le festin dont on rêve depuis une semaine qu’on est à la montagne, à manger trop : des salades de chez casper. Elles mettent deux heures à arriver. La beu hier a  mis 10 minutes. On fume de l’herbe. Je quitte vers 5 heures pour aller chez Ay, à la montagne. Route normale. Motos sur une roue. Voiture accidentée sur le dos. Vitesse minimale sur la file de gauche : 150 km/h. Convois de matelas. Poubelles. Angoisse devant chaque poteau électrique. En haut, cigales et grillons.&lt;br /&gt;Et Ay, pas vue depuis une semaine. Comme tout le monde, elle a pris un petit kilo, elle ne regarde plus les infos, elle s’ennuie. La ville nous manque à tous. Dehors ses parents jouent aux cartes, comme tous les samedis. De temps en temps, ils nous racontent une rumeur. Ils vont bombarder le relais de telle tele à tel endroit. Ne prenez pas de ponts.&lt;br /&gt;Comment on va faire sans téléphones ?  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115360047922261721?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115360047922261721/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115360047922261721' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115360047922261721'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115360047922261721'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/samedi_22.html' title='samedi'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115360008505813981</id><published>2006-07-22T23:25:00.000+03:00</published><updated>2006-07-22T23:28:05.066+03:00</updated><title type='text'>vendredi</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Tout ce que je fais ces quelques jours a un goût prononcé de dernière fois.&lt;br /&gt;Dernière sieste sur mon canapé trop dur, dans le courant d’air de l’après midi, avec arte muted en fond sonore.&lt;br /&gt;Dernier passage à mon bureau, cadenas ridicule.&lt;br /&gt;Dernière nuit à Beyrouth dans mon appartement plein de poussière noire qui colle.&lt;br /&gt;Dernier ménage.&lt;br /&gt;Dernier delivery de beu.&lt;br /&gt;Dernière rave de pendant la guerre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’y aller, à cette rave, encore à la montagne, je recopie mon carnet de téléphone, et non seulement ça me semble sinistre, mais ça me pose une question philosophique de taille : est ce optimiste de  penser que tous mes amis en partance vont garder les mêmes numéros de portable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui notre petit groupe de néo montagnardes kesrouaniotes a été très efficace, 3 filles chacune dans une pièce, devant la mer, un ordi sur les genoux,  à taper plus vite que leur ombre… c’est aussi le premier jour depuis le début des événements ou je mange et fume moins. Je suis moins devant la tele aussi. Ay me dit qu’elle aussi – dans sa montagne – souffre  de la promiscuité avec toute sa famille, de l’over information, avant d’entrer dans les détails de la non activité, de l’incertitude, de l’ennui etc. etc.&lt;br /&gt;Finalement on y va, à cette private party, à l’ex om. On refuse de regarder les infos avant, on bouge au coucher du soleil, on fait une route magnifique, le ciel est rose et dans la mer tous les bateaux qui sont la nous protègent… on est bien décidées à profiter de ce répit forcé des bombardements… confessions : j’ai du mentir, comme une petite ado, et dire que je devais passer la nuit à Beyrouth pour dire au revoir à Da…. Et j’ai aussi utilisé les évacués comme argument. Tant qu’ils seront la mon quartier – le port – ne sera pas visé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On arrive en ville.  Montagnes de poubelle, que plus personne ne ramasse. On passe devant le forum, ou les réfugiés sont accueillis. On croise des camionnettes chargées de matelas. Le silence est toujours sifflant. Mon immeuble est quasi vide. Sur les 5 étages – 10 appartements, 3 sont occupes en permanence. Et encore, Da va partir. Le voisin du 5eme installe une serrure à la grille de l’entrée. Ay m’a dit tout à l’heure que des appartements commençaient à être squattés dans son quartier.&lt;br /&gt;Avant d’aller à la soirée, je lis le texte de Fisk. Du coup quand j’y arrive, je l’ai encore dans la tête. Avec la musique de G, cathartique, sensible, contextualisée, et mes souvenirs de cet endroit (avant d’être l’ex om, ça a été l’om, et encore avant, le mythique B018) ou j’ai juste grandi, j’ai la chair de poule… il y a une petite cinquantaine de personnes, entre le jardin dehors et dedans ou ça sent le rat mort. Le gardien, égyptien, s’est enfui, avec les clés, ce qui fait qu’ils ont du ouvrir la porte au chalumeau… Littéralement, on se sent underground. Irréductibles. Fetards. Cliché. Résistants. Inconscients. Futiles. Vivants. Hezbollesquement parlant, s’il y a des gens à degommer en priorité, c’est bien nous. Qui vivons libres. Indépendants et pensants. Et sensibles à cette musique qui sort du ventre de chacun. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115360008505813981?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115360008505813981/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115360008505813981' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115360008505813981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115360008505813981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/vendredi.html' title='vendredi'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-31453168.post-115348647011076293</id><published>2006-07-21T15:41:00.000+03:00</published><updated>2006-07-22T23:29:38.536+03:00</updated><title type='text'>comment en quelques jours nos vies d'avant n'existent plus</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;"&gt;Aujourd’hui, en pleine guerre,  on est passées chez g, le dj. Pour le filmer en train d’expliquer pourquoi il ne pouvait pas se rendre a une rave en jordanie… la guerre ces deux derniers jours est assez abstraite, même après le passage sur des lieux d’explosion, filmes. Alors évidemment le premier truc bien de cette guerre de juillet c’est que ça me forge un peu mon arabe : je lis de mieux en mieux… et je capte quelques petits concepts grammaticaux au passage…&lt;br /&gt;Cet après midi, donc, après être passées chez Ly, qui est ma première réfugiée officielle depuis que sa maison est en zone bombardée – par erreur ou par malveillance c’est un débat - prendre ses affaires dans des nuages de fumée toxique bien qu’invisible, on a été chez sa mère, qui m’a lu dans le café. Elle m’a dit plein de choses apaisantes mais vraies…Vu. Apres ça donc, ce petit passage un peu tantesque, on passe chez moi – volets fermés, frigo squatte, placards vides- puis chez Da, mon voisin qui aime les reptiles en fond sonore. Il ne veut pas quitter la ville, enfin pas pour la montagne en tous cas – moi je suis a la montagne, et je me sens revenue dix ans en arrière, au temps ou mes parents pouvaient m’appeler a n’importe quelle heure pour me demander dans quel état je suis… - bref, donc Da qui ne veut pas quitter la ville attend son visa pour l’egypte, ou toute sa boite se délocalise. La mienne – on est 3 – se délocalise en partie a milan. Je pense que je vais moi me délocaliser a prague. Vivre avec mon amoureux un peu. Etre serveuse. Changer d’existence. Radical. Donc bref, on est chez lui, et on a une camera, alors après avoir filmé quelques imbécillités et trous d’obus, on décide de profiter du calme bombardatoire de la journée pour la faire, cette interview de G, pour la jordanie. G, Ly et moi c’est une grande histoire. On est juste deux fans historiques, Ly et moi. Souvent au premier rang.  Jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Donc on est très excitées à l’idée d’entrer dans l’antre de tant de talent. A l’américaine, on piaille un peu, on fait des manières de pétasse, mais l’air est un peu lourd, on ne peut juste pas éviter ce sujet, qui part, et ou, et quand, et est ce qu’on reste ou pas. Et tout le monde a raison, c’est bien et noble de rester, c’est notre pays, il a besoin de nous, mais c’est aussi bien de partir quand on travaille dans des domaines comme les nôtres  - pub et night life – qui seront juste les derniers a redémarrer. Est-ce qu’on peut, a 30 ans, attendre encore 5 ans que le pays aille mieux ? Est qu’on n’a pas un peu le droit a un bonheur possible dans la durée ? Un espace temps stable ? Lourdes questions. Egayées par le projet fantaisiste qui va nous transformer en millionnaires : du porn libanais. Mais la encore on se heurte a l’éternelle habilite a parler mieux que faire des males libanais. Je regarde G, dans son marcel blanc, et son cul et ses mollets beaucoup plus gros que je ne pensais, parler de porn, et j’ai une envie folle de lui bouffer la barbe, de l’attraper par la peau du cou, qu’il a rose et tendre, et de lui fourrer les épaules entre mes cuisses. Dans son studio minuscule, d’où il peut voir sa mère cuisiner, je me demande comment gérer un couple et les envies de sexe sauvage qui m’assaillent. Est-ce qu’il existe des clauses sur la fidélité en temps de guerre ? a part que bien sur il est des choses qui ne se racontent pas, est ce que le fait d’être en couple, ce qui veut dire y croire, m’interdit complètement tout dérapage ? Ou ça commence tiens un dérapage ? J’ai découvert que ma maison n’était pas vraiment un refuge efficace un samedi, bien avant tout ça, il y a bien deux semaines.  Après avoir passé de longues soirées jeudi et vendredi, je suis chez moi, déterminée a passer la soirée au lit, notamment parce que je rentre de la plage, que je n’ai strictement rien mangé – un peu chimiquement aidée il faut dire – et que j’ai BESOIN de repos, Da m’annonce qu’il a des champi, et qu’il y a une soirée,  a une plage. Et me voila, avec Ly, à cette soirée d’homos, ou G officie bien sur, à rigoler comme une idiote au ventre plat, sur un baldaquin en vinyle blanc. Dire que tout ça c’est fini. Plus de plages, plus de beaches parties. Plus d’afters. Plus d’amis a portee de téléphone. Déjà la on est tous chacun dans sa montagne, ça fait une semaine que j’ai pas vu Ay, elle me manque la bougresse. On est de nouveau des enfants, mais stressés et angoissés, avec des décisions d’une vie à prendre dans les semaines qui viennent. On se bourre de bouffe et d’ennui. Les nuits commencent tôt, on dort trop, faire deux petites choses nous fatigue, le manque de routine tue. Y a que les moustiques qui sont contents. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/31453168-115348647011076293?l=yasmina-a-harissa.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/feeds/115348647011076293/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=31453168&amp;postID=115348647011076293' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115348647011076293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/31453168/posts/default/115348647011076293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://yasmina-a-harissa.blogspot.com/2006/07/comment-en-quelques-jours-nos-vies.html' title='comment en quelques jours nos vies d&apos;avant n&apos;existent plus'/><author><name>yasmina</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17692349895695689287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry></feed>
